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Tendances

Haut les coeurs, haut les formes (partie 1/3) !

JENNIE-SUMMER

 

Chaque année nous avons affaire au même topo, passer les fêtes de fin d’année, les bonnes résolutions et la perspective des vacances à la plage nous poussent à nous soucier (encore) de notre poids. Abonnement en salle de sport et régimes tous plus improbables les uns que les autres (régime par groupe sanguin, régime « fourchette » entre autres) deviennent une préoccupation première. Être mince pour être désirable, être mince pour effacer le moindre bourrelet difficile à camoufler passer l’hiver, être mince pour rentrer dans cette robe qu’on lorgne depuis des mois, et j’en passe. Être mince aujourd’hui, est-ce une nécessité ?

Partie 1/3: Pourquoi la minceur est-elle devenue le nouveau critère de beauté ?

On s’accorde tous à dire que la beauté est subjective, pourtant la notion de critère de beauté, bien que différente d’une culture ou d’une époque à une autre, désigne une norme de beauté idéale encrée profondément dans l’imaginaire de chacun.[slideshow_deploy id=’2738′]

Fut un temps, l’avantage de la beauté féminine allait aux teints diaphanes, à la taille corsetée, aux coiffures extravagantes, aux lèvres et aux joues rouges et… aux proportions mathématiques précises. Ces proportions idéales étaient reprises par les peintres, notamment la célèbre Venus aux airs célestes et charnels. L’Antiquité joue en effet sur cette ambivalence : d’un côté les femmes doivent présenter un corset pour mettre en avant leur taille fine sur l’espace public, d’un autre côté, l’espace privé favorise l’embonpoint, les cuisses, le ventre et la poitrine charnus et gourmands. Dans l’Égypte antique, il faisait bon être jaune, avoir une petite poitrine et la taille large en rapport avec les hanches. Et il valait mieux ne pas sourire, à l’image de Néfertiti. Le XVIIIème siècle mettait à l’honneur les blondes rayonnantes, le siècle d’après lui préfère les brunes ténébreuses, fragiles, et bien en chair (on utilisait même les fameux « faux-cul » pour accentuer la cambrure). Au XIXème siècle, le naturel est de rigueur et le maquillage était laissé de côté.[slideshow_deploy id=’2749′]

En 1910, la « garçonne » fait son apparition pendant la guerre avec un modèle de physique gracile, presque androgyne, popularisé entre autres par Coco Chanel En 1950, deux idéaux types s’affrontent, Audrey Hepburn avec sa classe, son charme enfantin, son corps aux formes discrètes, et face à elle Marilyn Monroe aux formes plus prononcées et à la sexualité évidente. On marque également un grand retour du maquillage sophistiqué, vite estompé dans les années 70’ où la tendance hippie lui préfère des femmes aux corps et aux visages sans artifice. Chaque époque a vu un idéal de la femme plus ou moins différent, jusqu’à la femme jeune et mince actuelle.laetitia-casta-pour-hetm

Certains sociologues s’accordent à penser que l’arrivée des congés payés aurait contribué à façonner le canon de beauté occidentale d’aujourd’hui. Partir en vacances, aller à la plage et bronzer était un signe de richesse, à l’opposer des teints de porcelaines jusqu’alors préférés, et il fallait être mince pour arborer les bikinis proposés par les tendances mode. La femme du XXème siècle se veut sportive et dynamique. La surconsommation est un problème actuel de société et l’on trouve des supermarchés où la nourriture est à bas prix, la préparation rapide, et le surpoids est alors bien vite arrivé. Une femme mince est alors une femme qui sait se « contrôler », ou suffisamment aisée pour se permettre de « manger bien/sain ». Dans un monde où tout va à cent à l’heure, la jeunesse est de mise, et avec elle des corps et des visages dépourvus de toute forme de vieillesse : seins hauts et fiers, taille zéro, fesses rebondies, jambes fuselées etc. La France est juste après la Corée du Sud le pays où les Françaises ont la plus grande volonté de perdre du poids et de se mettre au régime, alors même qu’elles sont les plus minces d’Europe. La pression exercée sur la gent féminine est donc bien réelle. Les critères de beauté ont toujours été plus ou moins tyranniques à l’égard des femmes, chaque siècle apportant son lot de torture (corsets trop serrés, heures de préparation sans fin pour aborder un teint de porcelaine avec de la céruse de plomb très toxique etc.). gallery_19619_1844_37962

Mais aujourd’hui, les médias et la mode accentuent le phénomène d’idéal féminin, et l’on est sollicité à longueur de journée par des photos retouchées, des titres incitant à perdre du poids, ou des tenues conçues spécialement pour les plus menues d’entre nous. Ces sollicitations extrêmes amènent de nombreuses dérives, présentent pour certaines auparavant mais exacerbées aujourd’hui. Les mouvements pro ana, l’obsession pour ce fameux « thigh gap » (espace entre les cuisses) ou encore les pilules coupe-faim en sont de violents exemples.

Suite => Partie 2/3: Une affaire de femme

Julie L.

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Article écrit par: Julie MesDessous